Bientôt un an d’hébergement. Bientôt un an que nous avons ouvert notre porte, nos cœurs et nos esprits. Je ne pensais pas que ça nous toucherait, que ça nous changerait autant.

Bientôt un an d’hébergement. Bientôt un an que nous avons ouvert notre porte, nos cœurs et nos esprits. Je ne pensais pas que ça nous toucherait, que ça nous changerait autant. Mais il faut regarder la réalité en face : impossible de faire marche arrière.
Des amitiés qui se créent en l’espace de quelques instants, des sourires échangés, des histoires racontées – parfois simplement par un regard. Beaucoup d’émotions. Nous avons souvent pleuré de rire mais pas que…
De la colère aussi, trop souvent. Et je l’avoue, je dois parfois lutter contre mon intolérance et mon incompréhension. Contre mon envie de hurler à la face du monde…

J’ai grandi en étant enfant unique et j’ai toujours rêvé d’avoir un petit frère. Maintenant j’en ai deux, et beaucoup d’amis qui sont presque des frères. Et je leur souhaite le meilleur. Je leur souhaite d’obtenir la vie dont ils rêvent, je leur souhaite d’enfin pouvoir se (re)poser après s’être tant battus. Mes petits frères ont seulement vingt ans et ils ont déjà vécu cent vies.

Et puis parfois c’est trop, ça fait mal. Parfois j’aimerais ne pas savoir. Mais ceux qui me connaissent savent que je me bats pour ce qui me semble juste et je n’arrêterai pas. Prendre une grande inspiration, transformer toute cette colère en énergie et repartir.
Je veux continuer à rencontrer ces frères et sœurs de l’autre côté de la mer, améliorer ma définition du mot « famille », faire grandir mon cœur le plus possible jusqu’à ce qu’il éclate.