Et j’ai surtout compris que ce vide qu’il m’a laissé était en fait bien plein :)

Ce n’est pas le premier à être venu chez moi à être arrivé là-bas, l’autre de mes Sourires voulant y arriver y est déjà, ainsi que d’autres gars et filles venus une ou plusieurs fois. Mais ici… Ouah ! Comment dire ? Mon Sourire n°4, mon petit gars, celui que j’ai récupéré en équilibre instable il y a environ 6 mois, est enfin (déjà… 😱 ?) arrivé à destination. Il était temps, ses ailes avaient à nouveau perdu leurs couleurs. Depuis mercredi, je pleure puis je ris et parfois les deux simultanément. C’est affreux, c’est formidable, je suis heureuse et angoissée, le tout en même temps.

On s’est disputés plusieurs fois, on a ri d’innombrables fois, un peu pleuré, on a causé de centaines de choses et redessiné la carte du monde en l’équilibrant mieux. De tous, c’est celui qui m’a le plus appris, c’est le gars avec lequel j’ai été consciemment parfaitement incapable de garder la distance émotionnelle recommandée, parce que le « juste un toit, un lit et du wifi » était loin d’être suffisant tant le vide était énorme. « You are like my sister, my mother, you are all my family… you are everything for me. I will never forget all the family for the help, but you… you saved my mind ». Je m’en suis voulu, ayant l’impression de l’immobiliser. Je lui en ai voulu d’avoir provoqué ce tsunami. Pour au final capituler en admettant que si on s’était trouvés, c’est qu’il devait y avoir une raison, qu’il n’y avait qu’à avancer et qu’on verrait plus tard pour panser les plaies.

Aujourd’hui, il peut se poser en sécurité. Sa voix est belle et son esprit libéré pour quelques jours. Et j’ai surtout compris que ce vide qu’il m’a laissé était en fait bien plein 🙂