Ils ont quitté la beauté de leur pays parce qu’ils n’y voyaient pas d’avenir.

Les ailes brisées.

Ils ont quitté la beauté de leur pays
parce qu’ils n’y voyaient pas d’avenir.
Avec sa jeune épouse il s’est mis en route.
Ils ont bravé mille dangers, affronté la mer sur un petit rafiot, parcouru des milliers de kilomètres.
Ils croyaient en un eldorado plus beau ,plus accueillant où la vie serait plus facile.

Leur bébé est né en Allemagne
Mais la réalité les a rejoint
Ce monde meilleur pour lequel ils se sont battus leur a fermé les portes.
Pourtant ils y croyaient tellement.
L’Allemagne leur dit non.

Alors il est parti chercher un avenir en France sous la neige et la pluie et dormi sous les ponts.
L’accueil réservé par les citoyens belges l’a dirigé vers Bruxelles.

Il était épuisé et avait perdu tout espoir.
Quelques bonnes nuits, de bons petits plats et surtout le calme de la maison lui a redonné des forces ainsi qu’à un de ses amis.
Pas de questions, pas d’obligation, du repos, du repos et encore du repos.

Ce matin, les batteries rechargées, visite du champ de bataille comme de« vrais » touristes.
L’impression d’être maître de leurs destinées, quelques heures d’insouciance.
Ce soir après presque 4 jours, nous les reconduisons au parc Maximilien.
Ce sentiment de les abandonner est présent. D’autres prendront le relais et la chaîne de solidarité continuera grâce à la plateforme et son incroyable capacité de mobilisation.

Ils ne resteront pas ici et tenteront leur chance en Angleterre mais pour quel avenir?
Notre contribution est si faible par rapport à la problématique des migrants.
Comment les accueillir ? Comment préparer leur insertion et leur assurer un avenir ?
Ce drame de l’immigration et la politique de nos dirigeants mérite davantage de relais dans nos médias.
En attendant les colibris sont là...