Je passe le téléphone à Ha. et cours dans la chambre pour pleurer un bon coup, mais en étant tellement heureuse pour lui…..

Hier Vincent m’appelle pour me dire que Ha veut venir chez moi, je lui demande si Ah. est près de lui, no  » he try chance tonight ». (Merci à Marie-Rose pour le lift) Retrouvailles avec Ha, ce n’est plus la poignée de mains timide de la première fois, un franc et solide hug. Nous parlons 5 minutes, ça me fait bizarre de ne voir que la moitié de mon binôme. Ha va dormir, crevé, je commence à le connaître 🙂 . Vers 10h toujours aucun mouvement dans le salon. Douche, téléphone, café, je sors de la chambre vers 11h et là…. pas de bonjour, un cri de joie ; Ah. est à Londres ! Rires, effusions, on s’en tape 5 comme les djeuns :p . Pas l’ombre d’une jalousie ou d’une envie sur le visage de Ha. C’est donc possible !?!
A midi Ah. appelle Ha. ils parlent beaucoup, ils rient, Ha. veut me parler….. Hello Dominique, how are you ? I’m in London, merci, merci, merci, I love you Dominique, I love you, little mother…. Je lui envoie un baiser, goood luck my little boy…Je passe le téléphone à Ha. et cours dans la chambre pour pleurer un bon coup, mais en étant tellement heureuse pour lui…..

« Et une femme qui portait un enfant dans les bras dit,
Parlez-nous des Enfants.
Et il dit : Vos enfants ne sont pas vos enfants.
Ils sont les fils et les filles de l’appel de la Vie à elle-même,
Ils viennent à travers vous mais non de vous.
Et bien qu’ils soient avec vous, ils ne vous appartiennent pas.
Vous pouvez leur donner votre amour mais non point vos pensées,
Car ils ont leurs propres pensées.
Vous pouvez accueillir leurs corps mais pas leurs âmes,
Car leurs âmes habitent la maison de demain, que vous ne pouvez visiter,
pas même dans vos rêves.
Vous pouvez vous efforcer d’être comme eux,
mais ne tentez pas de les faire comme vous.
Car la vie ne va pas en arrière, ni ne s’attarde avec hier.

Vous êtes les arcs par qui vos enfants, comme des flèches vivantes, sont projetés.
L’Archer voit le but sur le chemin de l’infini, et Il vous tend de Sa puissance
pour que Ses flèches puissent voler vite et loin.
Que votre tension par la main de l’Archer soit pour la joie;
Car de même qu’Il aime la flèche qui vole, Il aime l’arc qui est stable. »

(extrait du recueil Le Prophète- Khalil Gibran-